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Journal · Sécurité & IA

Comment je protège des données client ultra-confidentielles en codant avec l'IA

Je suis avocat, je code mes propres outils, et je manipule des dossiers sensibles. Voici la discipline que je m'impose — et un guide pour faire pareil.

30 juin 2026 · 4 min de lecture

Je dirige un cabinet d'avocats en droit social et en paye. Et depuis la sortie de Claude Code, je code moi-même la plupart de mes outils — en solo, souvent l'ordinateur fermé.

Ça veut dire une chose qui empêche de dormir quand on y réfléchit : je fais transiter des données client ultra-confidentielles — dossiers prud'homaux, audits sociaux, paie — dans des outils que je construis. Une erreur de débutant, et ce n'est pas « un bug », c'est une fuite chez des gens qui m'ont fait confiance.

La bonne nouvelle, c'est que la sécurité des données, quand on débute avec l'IA, ce n'est pas de la magie de hacker. La grande majorité des fuites ne viennent pas de pirates géniaux. Elles viennent d'oublis évitables : une clé d'API laissée dans le code, une base ouverte à tous, un accès actif six mois après le départ de quelqu'un.

Les 3 verrous

Je me suis fixé une règle simple, comme on sécurise un bureau. Trois verrous, aucun ne suffit seul :

Le coffre — les secrets (clés d'API, mots de passe). Jamais dans le code ; toujours dans un gestionnaire de secrets dédié.
La porte — qui peut entrer et voir quoi. Moindre privilège, connexion restreinte, et un départ = accès coupé partout en une action.
Les caméras — détecter une anomalie à temps. Une surveillance qui alerte, mais seulement quand c'est important.

La leçon qui m'a le plus servi

Ne jamais laisser un outil écrire directement dans un système qui fait foi (une compta, une base clients) sans étape de validation et sans pouvoir faire marche arrière. L'IA va vite. Trop vite. Entre elle et vos données de référence, il faut toujours un sas : on prépare, on vérifie sur un petit lot, puis on valide.

Le réflexe le plus rentable : 10 minutes

La double authentification (2FA), activée partout. Ça bloque l'immense majorité des piratages, sans gêner personne. Si vous ne deviez faire qu'une chose après ces lignes, ce serait celle-là.

Et quand vous choisissez un outil d'IA ?

Le plus souvent, vous ne codez pas votre IA : vous l'achetez. La sécurité se joue alors dans le choix du fournisseur. Je me suis fait une grille de 5 questions à poser avant de confier la moindre donnée — entraînement, rétention, hébergement, sous-traitance (DPA), traçabilité. Si le fournisseur hésite ou renvoie vers « nos conditions générales » sans répondre… c'est déjà une réponse.

📄 Le guide complet, gratuit

Les 3 verrous, les 5 questions à poser à votre équipe, et la grille pour évaluer n'importe quel outil d'IA. Laissez votre email, je vous l'envoie tout de suite.

Et l'IA juridique dans tout ça ?

C'est exactement cette grille que j'applique à DAIRIA IA, l'assistant juridique des employeurs que j'ai construit : il outille l'avocat, l'expert-comptable, le juriste, le DRH — il ne s'y substitue pas — une réponse sourcée en quelques secondes, et l'humain garde la main pour interpréter et décider. Côté données, la même discipline que ce guide : les contenus saisis ne servent pas à entraîner les modèles. La sécurité n'est pas un argument marketing : c'est la condition de base quand on touche à des dossiers confidentiels.

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Guide éducatif et générique. Ne constitue ni un conseil juridique, ni une garantie de sécurité, ni un audit. © Sofiane Coly — sofianecoly.com