J'ai mesuré si les IA citent mon cabinet. Une fois sur six.
Le marketing de l'IA vend de la magie. La vérité, elle, se mesure — alors je l'ai codée.
Un soir, je pose à une IA une question que mes clients me posent dix fois par semaine : « comment vérifier l'attestation de vigilance URSSAF d'un sous-traitant ? » La réponse tombe, nette, bien sourcée. urssaf.fr, service-public.fr. Et deux noms de plus. Des confrères. Pas moi.
J'ai six sites. Des centaines de pages écrites à la main, du droit social vérifié ligne à ligne, des outils que j'ai codés moi-même. Et l'assistant qui, demain, répondra à mes clients avant Google ne sait pas encore que j'existe.
On n'améliore pas ce qu'on ne mesure pas. Alors j'ai arrêté de supposer. J'ai codé le thermomètre.
Ce que j'ai construit ce week-end
Un petit outil qui pose à Claude, ChatGPT et Gemini les vraies questions de mes clients — recherche web activée — et lit qui elles citent dans leurs réponses. Pas d'impression, pas de ressenti : la liste des sources, noir sur blanc. Il tourne tout seul le lundi matin et m'envoie le score par mail.
Six questions. Celles qu'un dirigeant ou un DRH tape vraiment : la DPAE, l'attestation de vigilance, le taux AT/MP, un cabinet en droit social, une IA juridique pour les employeurs.
Le résultat, sans filtre
Sur six questions : une seule citation. ChatGPT, une fois — et devinez laquelle : la question sur l'IA juridique pour les employeurs. Le terrain que j'ai le plus creusé, celui où j'ai le plus écrit. Sur les cinq autres, rien. Les IA citent l'URSSAF, service-public, parfois un cabinet du coin. Pas le mien.
Une fois sur six. Dit comme ça, ça pourrait vexer. Moi, ça m'a fait sourire. Parce que ce « une fois » n'est pas un hasard : il tombe pile là où j'ai fait le travail. La preuve, chiffrée, que la visibilité dans les IA, ça se construit — page après page.
Là où je décroche du discours ambiant
C'est le moment de dire les choses. On vous vend des « employés IA 100 % autonomes », des « IA souveraines » qui remplaceraient un métier d'un claquement de doigts. Je code tous les jours, et je mesure. Et la mesure raconte l'inverse de la pub : une IA ne vous rend pas visible par magie, ne remplace pas un savoir-faire, et ne connaît que ce qu'on lui a donné à lire.
Il n'y a pas de raccourci. Il y a du contenu — du vrai, sur les vraies questions — et de la patience. Le reste, c'est de la vente.
Ce qui marche vraiment (et c'est presque ennuyeux)
- Devenir la source que l'IA n'a pas d'autre choix que de citer. Répondre plus clairement, plus honnêtement, mieux sourcé que les autres — sur les questions que les gens posent vraiment.
- Mesurer chaque semaine. Pas une fois par an. Sinon on navigue à l'aveugle, et on prend ses espoirs pour des résultats.
- Ne rien contourner. Aucune astuce pour « tromper » l'algorithme ne tient dans le temps. On gagne en étant le plus fiable, pas le plus malin.
L'IA ne récompense pas le plus bruyant. Elle finit par citer le plus fiable. C'est une excellente nouvelle pour un avocat.
Pourquoi je vous raconte ça
Parce que c'est exactement l'exigence qui gouverne DAIRIA IA, l'assistant juridique que j'ai bâti : il cite toujours ses sources — l'inverse d'une IA qui invente — et il outille l'avocat, l'expert-comptable, le juriste, le DRH — il ne s'y substitue pas. La fiabilité n'y est pas un argument marketing. C'est le produit.
Envie de voir à quoi ressemble une IA juridique faite par un avocat — qui montre ses sources et laisse l'humain aux commandes ?
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Récit personnel, à titre de retour d'expérience. Les chiffres cités sont ceux d'une mesure ponctuelle et évoluent dans le temps. Ne constitue ni un conseil juridique, ni une garantie de résultat. © Sofiane Coly — sofianecoly.com